Portraits

Barthelémy Torresi

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"Barthelémy Torresi est né à Alata le 16 Octobre 1904 de Dominique Torresi et de Anne-Marie Livrelli. Ses parents cultivateurs à sa naissance, ouvrirent plus tard une petite épicerie et une modeste boulangerie familiale au village. En outre, le père était agent auxiliaire des P.T.T. et distribuait le courrier à San Benedetto et à Cardiglione (hameaux d'Alata).

Famille nombreuse, six enfants, deux garçons et quatre filles. Barthelémy a fait ses études à l'école primaire d'Alata sous l'autorité de M. Miniconi l'instituteur. Pendant la guerre de 14-18, il obtint son certificat d'études, diplôme très important à cette époque et qui permettait de se créer une situation dans l'administration ou l'armée.

Barthelémy choisit l'armée et s'y engagea à 18 ans en 1923 et accomplit cinq ans de service militaire en Indochine. A sa démobilisation en 1928, il entra dans la Police et partit à Paris.

D'abord agent en tenue, puis nommé inspecteur, il est affecté au commissariat de Charenton (12ème arrondissement de Paris). Marié dans cette ville en 1931, il devient père d'une fille.

 

Plaque Barthelémy Torresi sur sa maison natale 

En 1939 éclate la 2ème guerre mondiale. La France est envahie par l'Armée Allemande qui occupe Paris le 14 juin 1940. L'armistice du 24 juin 1940 consacre la défaite française. Le gouvernement de Pétain s'installe à Vichy en zone libre. La sombre période de l'Occupation commence.

Barthelémy est alors inspecteur radio dans le même commissariat du 12ème arrondissement. C'est alors que son existence va prendre le chemin du destin. Barthelémy, idéaliste, romantique, poète, auteur de poèmes à l'envolée Hugolienne rentre dans la Résistance et devient l'agent "Tobar". Il est spécialement chargé d'établir de fausses cartes d'identité et autres documents pour ses camarades. Il participe aussi avec les membres de son réseau à des coups de main contre l'Occupant comme par exemple le cambriolage d'un dépôt d'armes au bois de Vincennes.

Dénoncé par un compatriote collaborateur au service des allemands, il est arrêté en janvier 1944 en arrivant dans son bureau par la milice de Darmand et la Gestapo française.

(je précise  en passant que le délateur a été abbatu à la sortie d'une station de métro quelques temps après).

D'abord incarcéré à la prison de Tresnes puis déporté dans un camp à Neuengamme près de Hamberud dans le Nord de l'Allemagne.
Mort en déportation à Hanovre le 4 avril 1945, probablement d'après sa famille, tué par un bombardement aérien des alliés (anglais ou américains) au cours d'un transfert d'un camp dans un autre. La cause de sa mort n'a jamais été élucidée. Apprenant l'arrestation de son mari, et s'en croyant responsable , parce que trompée par les agents français de la Gestapo, se présentant chez elle comme amis de Barthelémy, Mme Torresi leur remit des documents. Réfugiée à Brévonne chez sa belle soeur Mattéa Thoravol, soeur de Barthelémy dont le mari fut arrêté aussi le même jour.

Madame Torresi se suicida en se noyant dans une sablière à Brévanne. Sa fille mourrut en 1945.

Voilà toute une famille décimée, détruite. Une plaque sur la façade de la maison natale de Barthelémy rappelle la mémoire de ce héros."

Texte de Jean Frassati. 

Maison natale Barthelémy Torresi 

Charles André POZZO di BORGO

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Né à Alata près d’Ajaccio, le 8 mars 1764, descendant direct de Suzzone et des Seigneurs des Montichi, de Gozzi, de Lisa, qui jouèrent en leur temps un rôle important dans l’histoire de la CORSE, Charles-André, fils de Giuseppe POZZO di BORGO et de Maria Magdalena GIOVANNAI fit ses études à PISE.

Député à la législative en 1792, il élabora l’acte de déclaration de guerre contre l’AUTRICHE.
Plus tard au moment du Royaume Anglo CORSE, il fut président du Conseil d’Etat.
Contraint à l’exil, il gagna MOSCOU où le Tzar Alexandre 1er en fit son secrétaire particulier avant de le nommer Ambassadeur de RUSSIE en France, après la chute de NAPOLEON 1er. Il restera en poste jusqu’en 1834 apportant de précieux conseils à Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe.
Fait Comte et Pair de France, sous la Restauration, il signa au nom du Tzar Nicolas 1er de RUSSIE l’acte d’indépendance de la Belgique en 1831 ( Un autre Corse, le maréchal Horace SEBASTIANI de la PORTA, parapha également ce traité en qualité de Ministre des Affaires Etrangère du Royaume de France représentant le Roi Louis Philippe).
Charles-André POZZO di BORGO termina sa carrière diplomatique comme ambassadeur de RUSSIE à Londres.
Il mourut à Paris dans son hôtel particulier de Soyécourt, 51 Rue de l’Université et son corps repose au Cimetière du Père La Chaise (57ème division).
 
 

Le sergent Jerôme CASALONGA

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« Le sergent CASALONGA, de la 10ème Compagnie du 3ème Régiment de Tirailleurs Sénégalais, était assiégé avec neuf Tirailleurs dans l’église d’AMPASIMENA par des bandes considérables de rebelles.

Il y a opposé une résistance héroïque qui a duré dix jours et ne s’est terminée que par l’anéantissement complet du petit détachement, après avoir brûlé toutes leurs cartouches et fait détruire au fur et à mesure les fusils de ceux
qui tombaient ».

Ce texte qui est gravé sur le socle de la Statue du Sergent CASALONGA (1877-1904 ) est un hommage du Général GALLIENI.
Ce monument érigé grâce à une Souscription Nationale, par A. GRANOUX et Cie, fondeurs à MARSEILLE, est l’œuvre des sculpteurs PIGNOL et RAYBAUD (1910).
Il est implanté près du Monument aux Morts, sur une place qui porte le nom d’AMPASIMENA.

Le document qui suit, est un extrait de la dernière lettre du sergent CASALONGA. Elle est datée d'Ambovombé (Madagascar), où le sergent était en garnison en novembre 1904, lorsqu'il reçu l'ordre de se rendre avec neuf tirailleurs Sénégalais à Mananténina, poste menacé par les rebelles. Cette lettre était adressée à son camarade le caporal Pierre Chiarelli du 11ème colonial en garnison à Cap St Jacques (Cochinchine). Ce dernier a terminé sa carrière comme colonnel. Ces deux jeunes Corses s'étaient liés d'amitié quelques années auparavant au centre d'instruction des jeunes soldats de Toulon.
 

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